APPEL DU 18 JUIN. DECLARATION XAVIER JOUANIN, MAIRE

"Le 18 juin 1940, le Général De Gaulle appelait les Français à la mobilisation contre l’ennemi, depuis Londres.

Ce texte fut déterminant pour la suite des événements et sur l’Histoire de notre Pays et de l’Europe toute entière.
L’impact de ce message porteur d’espoir sur les Français et leur mobilisation fut immense.
Souvenons-nous du courage et de la détermination dont il a fallu faire preuve alors pour que ce nouvel espoir puisse naître, envers et contre tout.
Souvenons-nous que la liberté et la démocratie ne sont jamais acquises et qu’elles restent à jamais le fruit d’une attention constante et parfois d’un long combat, dans lequel nos aïeuls, ont eu à payer de leurs vies, espérant que jamais nos pairs, nos proches, nos enfants n’aient à faire de même.

Souvenons-nous de la portée de nos actes, des choix que nous faisons, déterminants pour le devenir de la Nation. Souvenons-nous de la portée de nos paroles, et a priori plus que jamais lorsque l’on est investi d’une légitimité populaire, d’autant plus quand la circonstance vous y oblige, quand le devenir de la Nation est en jeu.
Car l’homme politique fait l’Histoire et refuse d’être le suiviste des statu quo. Il imprime sa force de caractère pour accomplir le destin collectif. En cela, le Général De Gaulle était un grand homme politique qui, en la circonstance, a pris notre destin en main.
Quant aux hommes qui ont donné leur vie pour que ce combat nous délivre et nous rende notre liberté, ils méritent notre respect et notre gratitude. J’ai pour eux une pensée émue et sincère."

L'APPEL DU 18 JUIN 1940-----------------------------------------

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.”

Le Général De Gaulle