Journée nationale contre l'antisémitisme.

Déclaration de Xavier Jouanin, maire d'Onnaing.

Journée nationale contre l’antisémitisme
mardi 19 février 2019


        Les actes antisémites relatés ces derniers jours doivent être condamnés avec force et détermination.
        L’expression de cette haine autant que de toute autre est intolérable.
        Elle nous renvoie à cette plaie indélébile du 20e siècle, ce siècle dernier dont la deuxième guerre mondiale  fut le théâtre du massacre de milliers de juifs. Des hommes, des femmes, des vieillards, des enfants !


        Voilà à quoi mène cette haine, permanence historique, hurlée par les nostalgiques du fascisme, ennemis de la démocratie.
Ceux là pensent ainsi pouvoir s’emparer du mouvement populaire qui s’exprime depuis plusieurs mois.
Il nous appartient de ne pas les laisser faire.

        Souvenons-nous que c’est cette voix de la haine qui a permis au fascisme de s’imposer autrefois au pouvoir, profitant de la colère du peuple et de son extrême pauvreté, pour le diviser et le convaincre que les êtres humains ne sont pas égaux, en pointant d’un doigt accusateur les juifs comme les responsables de tous leurs maux.
        Souvenons-nous des paroles puis des actes qui, progressivement, ont réduit ces hommes et ces femmes à l’état de bêtes parquées dans les camps de la mort et dont les corps ont été jetés dans des fosses !

        Voilà l’issue que nous promet chaque petite phrase antisémite, chaque injure anti-juive proférée sans la moindre honte, sans le moindre complexe :
- le massacre de vies humaines, les charniers dont les derniers survivants et leurs familles vivent aujourd’hui ces relents de haine comme le retour d’un véritable cauchemar.
        Alors oui, je le dis : "plus jamais ça !"
Ne permettons plus jamais que cette haine antisémite autant que tout autre haine ne divise notre peuple, notre humanité.

        Je vous demande avec force de refuser cette haine, cette inhumanité, qui ne cherche qu’à nous diviser quand la plupart d’entre nous n’aspire qu’à bien vivre ensemble, au delà des différences culturelles et des religieuses.


"Quand une démocratie est malade le fascisme vient à son chevet mais ce n’est pas pour prendre de ses nouvelles"

Albert Camus