Plus d’un million de pièces

Historique

Elle a vu le jour à Onnaing le 2 février 1821 sur le lieu-dit « Larcin », près de la pâture où Charles-François Joseph Giraud fonde la première industrie française de chicorée, en 1798..

L’accès se faisait par la rue Basse, actuellement rue Giraud, avec sortie rue de la liberté ce qui permit une jonction ferroviaire vers la gare d’Onnaing.

Cette fabrique doit son origine à la direction de la faïencerie de Nimy, près de Mons, en Belgique dont l’usine existait depuis 1789.

Isidore Paulus, fils du directeur de Nimy et peintre sur faïence, fut le premier directeur de l’usine d’Onnaing de 1821 à 1827. Les promoteurs en furent de nobles Hainuyers (du Hainaut) : Charles de Bousies, vicomte de Rouveroy – son cousin, le chevalier Adolphe de Bousies – Ferdinand Louis de Bousies et le baron Frédéric de Sécus.

Le 18 août 1827, Alexandre Giraud, premier des quatre fils de Charles Giraud, mort en mai 1827, acquiert la faïencerie et la dirigera, avec son frère Charles, jusqu’en 1858. La superficie de la propriété est alors de 13.500 m².

Au milieu du siècle, apparaissent les frères Mouzin, issus d’une famille de faïenciers d’origine lorraine et active dans les diverses fabriques Boch au Luxembourg, en Sarre et en Belgique.

Le 27 avril 1858, Jean-Baptiste Mouzin, directeur de la manufacture de Tournai et son frère Jean-Pierre Mouzin, directeur de Nimy depuis 1851, rachètent la faïencerie à Alexandre Giraud.

Au tout début de la faïencerie, on utilisait une argile en provenance de Sebourg (cuisant jaune) et une seconde extraite de Bavay ou Englefontaine (cuisant rouge) pour réaliser les poteries vernissées.


Différentes étapes sont nécessaires pour la réalisation des faïences : la préparation des terres et silices – le modelage – le moulage – le coulage – les cuissons – le décor.

Au cours de la Première Guerre mondiale, la faïencerie et tous les bâtiments annexes furent totalement occupés par les Allemands. Tout le matériel fut systématiquement détruit par l’occupant. Après ce cauchemar, la fabrication pourra reprendre le 17 mai 1921 pour s’arrêter en 1938.

Il faut savoir que plus d’un million de pièces ont été créées à la faïencerie d’Onnaing et qu’il sortait en moyenne cinq nouveaux modèles de pichets par an.

A l’arrêt de l’usine en février 1938, la superficie était de 63.412 m² et le nombre d’ouvriers employés était de 450 à 500 personnes.

Quelques vestiges de cette prestigieuse époque subsistent dans le hall d’honneur de la mairie : faïences exposées dans des vitrines et la fresque réalisée à la demande de la ville d’Onnaing en l’honneur de ses enfants morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale.