Notre patrimoine industriel minier

Historique extrait du livre rouge de 1980 : « l’exploitation minière » écrit par Guy Huart.

Historique

L’exploitation minière dans la région fut lancée à Fresnes en 1716 par le Vicomte Desandrouin   fut ensuite développée par des compagnies privées. Des sondages furent effectués à Onnaing par les  compagnies de Crespin et celle d’Anzin. Cette dernière, créée en 1857, procéda aux premiers sondages dans les Prés d’Onnaing en 1892 et décida l’année suivante de forcer un puits entre la frontière belge et les exploitations de la fosse Thiers.

La houille à la fosse Cuvinot se présente en couches de trois sortes : charbons gras, demi-gras et quart-gras. Une partie servait de combustible aux trains et aux usines, une autre était envoyée au gazomètre de Thiers pour en extraire gaz, ammoniaque, benzol, goudron, coke…

Les « gueules noires » l’aimaient ce métier ! Et jusque dans les corons, ces longs alignements de maisons, on retrouvait la solidarité de ces hommes, de ces familles, souvent marqués dans leur chair, et même dans leur cœur par ce charbon dont ils connaissaient le prix !


Les Mineurs

Les premiers mineurs à travailler à la fosse Cuvinot étaient venus de Saint-Waast-La-Haut et la compagnie d’Anzin tint à les loger auprès de leur lieu de travail. La main-d’œuvre se recrutait surtout parmi la population locale et provenait parfois de la région minière du Pas-de-Calais.

Après la Première Guerre mondiale, l’immigration de main-d’œuvre fut encouragée par les Houillères de France pour pallier aux ravages de la guerre.

Vers 1920, les premiers Polonais commencèrent à s’installer dans les corons construits pour eux. Les Italiens prendront la relève après la Seconde Guerre mondiale et les Nord-Africains viendront compléter l’effectif lors de l’intense activité charbonnière entre 1950 et 1960.

Cet apport de population extérieure à Onnaing a créé, autour du carreau de la mine, une agglomération distincte où se côtoyaient diverses mentalités et mœurs, ce qui a contribué à faire de Cuvinot une entité à part dans la ville d’Onnaing.

La création d’une société folklorique polonaise par exemple, prouve l’existence d’un « ghetto » minier qui aura sa propre chapelle Sainte-Maria Goretti en 1956.