La fabrication de pipes en terre

La fabrique

La piperie d’Onnaing doit son existence à l’arrivée d’un modeste faïencier de Nimy, Pierre-Joseph Scouflaire, en avril 1822.

En 1825 a lieu l’installation de la fabrique de pipes réfractaires à la ferme Boursier, l’ancienne ferme Coulon située à la sortie d’Onnaing en direction de Valenciennes, rasée aujourd’hui.

Les premières productions sortaient en petites séries et garnissaient les vitrines des estaminets et boutiques des environs.

L’affaire connut très rapidement un succès foudroyant de sorte qu’il fallut s’implanter dans des locaux moins exigus, la production se trouvant limitée par la capacité du four.

En 1938, la sucrerie Leblanc et la distillerie          Rémy-Deruesne installées rue Saint-Roch (devenue rue Scouflaire) ferment leurs portes. Antoine-Joseph saute sur l’opportunité et rachète les bâtiments. Il faut construire un grand four à alendiers (Four à plusieurs foyers utilisé pour cuire les poteries – les faïences ou les pipes) qui pourrait cuire 80.000 à 100.000 pipes à la fois.


La fabrication d’une pipe en terre est tout un art ! Qu’elle soit rouge, blanche ou noire en fonction de son origine, longue ou courte, il n’y avait pas moins de 15 manipulations nécessaires avant d’arriver au produit fini, digne d’être vendu dans le commerce. Les ouvriers pipiers étaient de véritables artistes qui n’acquéraient leur habilité professionnelle qu’après de longues années de pratique.

Les terres blanches provenaient des gisements d’Andenne (Belgique), les terres rouges de la région de Coglence en Allemagne.