La Société de Constructions Métalliques d’Onnaing

La famille Venot

Auguste-Emile Venot est né dans une famille de cultivateurs de Bourgogne. Il entre à 15 ans à l’École d'Arts et Métiers de Chalon-sur-Saône, dont il sort diplômé en 1868.

Il commence sa carrière comme traceur aux chantiers navals de La Ciotat, puis aux forges de Montataire, avant d’être embauché comme dessinateur, en 1879, aux ateliers Eiffel.

En 1883, il est embauché comme directeur technique de la fonderie Questroy à Tourcoing, dans le Nord, puis prend en 1884 la direction d’une usine métallurgique à Onnaing, près de Valenciennes, les E.M.O. dont il deviendra administrateur en 1887.

En 1894, suite à un désaccord avec son patron, il fonde sa propre entreprise, face à la gare et de l’autre côté de la voie ferrée. La Société de Constructions Métalliques d’Onnaing, Venot et Cie est née et il en est nommé gérant à vie.

Jean-Fernand Venot, fils aîné de Auguste-Emile Venot, dès sa sortie de l’école en 1903, collabore avec son père qui lui confie de plus en plus de responsabilités.

En 1920, l’absorption de la Société Thomas-Peslin et Cie, d’Anzin, dont les principales spécialités sont la construction des machines d’extraction et des compresseurs d’air pour les mines, entraîne la modification de la firme qui devient « Venot, Thomas-Peslin et Cie »

En décembre 1941, la société absorbe officiellement un de ses concurrents : les E.M.O. et s’étend encore davantage.

L’usine débute avec une cinquantaine d’ouvriers et employés. Elle se développe rapidement et occupe une place importante dans les industries de la région du Nord. Sa situation géographique les a naturellement poussés vers la fabrication du matériel pour les mines et elle exécute de nombreuses installations pour les Compagnies houillères du Nord et du Pas-de-Calais. D’abord spécialisée dans la charpente métallique, avec des réalisations remarquables comme la salle des fêtes de l’exposition universelle de 1900.

La guerre vient malheureusement arrêter l’essor de la société. Ses quatre fils mobilisés, Emile Venot tente de sauver ce qui peut l’être de son usine. Les ateliers sont occupés par les Allemands dès le mois d’août 1914 et subissent le sort commun à toutes les industries métallurgiques des régions occupées : le matériel, les machines et les approvisionnements sont transportés en Allemagne ou détruits sur place. Il mourut le 21 mars 1915